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La réponse courte
Contre les pellicules, le plus efficace est un shampoing antipelliculaire contenant pyrithione de zinc, piroctone olamine, sulfure de sélénium ou acide salicylique, utilisé 2 à 3 fois par semaine pendant 2 à 4 semaines en alternance avec un shampoing doux, puis une fois par semaine en entretien. Sans amélioration après un mois, ou si des plaques rouges s'étendent, consultez un médecin.
À retenir
- Les pellicules sont liées à un renouvellement accéléré du cuir chevelu, souvent favorisé par une levure naturelle de la peau, Malassezia.
- L'Assurance maladie recommande des shampoings à la pyrithione de zinc, à la piroctone olamine, au sulfure de sélénium ou à l'acide salicylique.
- Traitement d'attaque : 2 à 3 fois par semaine pendant 2 à 4 semaines, puis entretien une fois par semaine ou tous les 15 jours.
- Pellicules grasses, rougeurs et démangeaisons évoquent une dermatite séborrhéique, qui peut nécessiter un avis médical.
- Les remèdes maison (aspirine, vinaigre, huiles) n'ont pas fait la preuve de leur efficacité et peuvent irriter.
Ces informations sont générales et ne remplacent pas une consultation. En cas de symptômes, de traitement en cours, de grossesse ou d'allaitement, demandez l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien.
Sommaire
- Que sont les pellicules, exactement ?
- Pellicules sèches ou grasses : comment les reconnaître ?
- Qu'est-ce qui favorise les pellicules ?
- Quel shampoing antipelliculaire choisir ?
- Comment utiliser un shampoing antipelliculaire ?
- Quels gestes d'hygiène capillaire aident au quotidien ?
- Les remèdes de grand-mère contre les pellicules fonctionnent-ils ?
- Pellicules ou autre chose : quand consulter un médecin ?
- En résumé : le bon réflexe contre les pellicules
Des petites squames blanches sur les épaules, un cuir chevelu qui démange : les pellicules sont l'un des motifs les plus fréquents de passage en pharmacie. Elles ne sont ni contagieuses ni le signe d'un manque d'hygiène, mais elles peuvent être gênantes au quotidien.
La bonne nouvelle, c'est que des solutions simples et bien évaluées existent. Encore faut-il identifier le type de pellicules et utiliser le bon shampoing de la bonne façon. Voici ce que recommandent l'Assurance maladie et les dermatologues, et ce qu'il vaut mieux éviter.
Que sont les pellicules, exactement ?
Le cuir chevelu, comme le reste de la peau, se renouvelle en permanence : les cellules mortes de la couche superficielle se détachent de façon invisible. Lorsque ce renouvellement s'accélère, les cellules n'ont pas le temps de se séparer une à une et se décollent en petits amas visibles : ce sont les pellicules.
Selon l'Assurance maladie (ameli.fr), ce phénomène est souvent favorisé par une levure présente naturellement sur la peau de tout le monde, Malassezia, qui se nourrit de sébum. Chez certaines personnes, sa prolifération entraîne une irritation et une desquamation plus importante. Les pellicules très abondantes, grasses, accompagnées de rougeurs, correspondent à une forme légère de dermatite séborrhéique.
Pellicules sèches ou grasses : comment les reconnaître ?
Distinguer les deux formes aide à choisir le bon soin.
| Pellicules sèches | Pellicules grasses | |
|---|---|---|
| Aspect | Fines, blanches, farineuses | Plus épaisses, jaunâtres, collantes |
| Où les voit-on ? | Tombent sur les épaules | Restent accrochées au cuir chevelu |
| Cuir chevelu | Sec, tiraille parfois | Gras, parfois rouge |
| Démangeaisons | Légères à modérées | Souvent plus marquées |
| Évolution possible | Se calment souvent avec un soin doux | Peuvent correspondre à une dermatite séborrhéique |
Qu'est-ce qui favorise les pellicules ?
Les pellicules évoluent souvent par poussées. Plusieurs facteurs sont régulièrement cités par l'Assurance maladie et les dermatologues :
- l'hiver, le froid et le chauffage qui assèchent la peau ;
- le stress et la fatigue ;
- un cuir chevelu gras ou une production de sébum importante ;
- des produits capillaires irritants ou mal rincés (laques, gels, colorations, lissages) ;
- des shampoings trop espacés qui laissent s'accumuler squames et sébum ;
- certaines maladies neurologiques ou un système immunitaire affaibli, dans les formes étendues de dermatite séborrhéique.
Contrairement à une idée répandue, rien ne démontre qu'une alimentation « trop acide » provoque des pellicules. Une alimentation équilibrée reste bénéfique pour la peau, mais ne remplace pas un traitement local.
Quel shampoing antipelliculaire choisir ?
C'est le cœur du traitement. D'après l'Assurance maladie, les shampoings efficaces contiennent au moins l'un de ces actifs, qui ont des actions antifongiques, kératolytiques (ils décollent les squames), antiprolifératives ou anti-inflammatoires :
| Actif (nom INCI) | Action principale | Pour quel profil ? |
|---|---|---|
| Pyrithione de zinc (zinc pyrithione) | Antifongique, ralentit la desquamation | Pellicules sèches et grasses, usage courant |
| Piroctone olamine | Antifongique | Pellicules grasses, cuir chevelu sensible |
| Sulfure de sélénium (selenium sulfide) | Antifongique, antiprolifératif | Pellicules tenaces |
| Acide salicylique (salicylic acid) | Kératolytique | Squames épaisses, pellicules grasses |
En cas de forme plus marquée, le médecin peut proposer un shampoing au kétoconazole (antifongique) ou à la ciclopirox olamine, et parfois, sur une courte durée, un traitement anti-inflammatoire local, selon les recommandations reprises par le VIDAL. Votre pharmacien peut aussi vous aider à choisir selon votre type de cheveux.
Comment utiliser un shampoing antipelliculaire ?
Un bon produit mal utilisé donne de mauvais résultats. Le mode d'emploi recommandé par l'Assurance maladie est le suivant.
La phase d'attaque (2 à 4 semaines)
- Utilisez le shampoing antipelliculaire 2 à 3 fois par semaine.
- Alternez avec un shampoing doux les autres jours si vous vous lavez les cheveux plus souvent.
- Massez doucement le cuir chevelu du bout des doigts, sans frotter avec les ongles.
- Respectez le temps de pose indiqué sur le flacon (souvent 3 à 5 minutes) : c'est lui qui permet aux actifs d'agir.
- Rincez abondamment et séchez à la serviette, en limitant le sèche-cheveux très chaud.
La phase d'entretien
Une fois les pellicules calmées, espacez : une fois par semaine ou tous les 15 jours, toujours en alternance avec un shampoing doux. Cette phase limite les rechutes, fréquentes car les pellicules sont un phénomène chronique.
Si un shampoing perd de son efficacité au bout de quelques mois, alternez avec un autre actif (par exemple pyrithione de zinc une semaine, piroctone olamine la suivante).
Quels gestes d'hygiène capillaire aident au quotidien ?
Le shampoing fait l'essentiel, mais quelques habitudes l'aident :
- Rincez soigneusement tous les produits (après-shampoing, masques, produits coiffants) pour éviter les dépôts.
- Limitez les produits irritants : laques, gels alcoolisés, lissages et décolorations répétées fragilisent le cuir chevelu. Si vos cheveux sont colorés, consultez aussi nos conseils pour prendre soin des cheveux colorés.
- Évitez de vous gratter, ce qui entretient l'irritation.
- Nettoyez régulièrement brosses et peignes.
- Préférez un shampoing doux pour les lavages intermédiaires : notre guide du shampoing sans sulfate peut vous aider à le choisir.
- Ménagez-vous des temps de récupération : le stress favorise les poussées, et quelques techniques simples pour gérer son stress peuvent aider plus largement.
Les remèdes de grand-mère contre les pellicules fonctionnent-ils ?
Beaucoup de recettes circulent : aspirine écrasée dans le shampoing, rinçage au vinaigre, bain d'huile d'olive tiède, huiles essentielles… Il faut être clair : aucune n'a démontré d'efficacité comparable à celle des shampoings antipelliculaires.
- L'aspirine contient de l'acide acétylsalicylique, voisin de l'acide salicylique, mais le dosage et la tolérance d'un comprimé écrasé ne sont pas maîtrisés. Déconseillée en cas d'allergie à l'aspirine.
- Le vinaigre, acide, peut piquer et irriter un cuir chevelu déjà inflammatoire, surtout s'il y a des lésions de grattage.
- Les huiles (olive, coco) peuvent soulager un cuir chevelu très sec, mais sur des pellicules grasses elles risquent de nourrir la levure Malassezia.
- Les huiles essentielles (arbre à thé, par exemple) peuvent provoquer des allergies de contact ; elles ne doivent jamais être appliquées pures et sont à éviter chez la femme enceinte ou allaitante et chez l'enfant sans avis d'un professionnel.
N'appliquez jamais de produit non prévu pour cet usage sur un cuir chevelu irrité, écorché ou suintant.
Pellicules ou autre chose : quand consulter un médecin ?
D'après l'Assurance maladie, prenez rendez-vous avec votre médecin traitant ou un dermatologue si :
- les pellicules persistent après un mois de traitement bien conduit ;
- des plaques rouges apparaissent sur le visage (sourcils, ailes du nez, barbe, derrière les oreilles) ou ailleurs sur le corps ;
- les lésions deviennent suintantes, purulentes, douloureuses ou forment des croûtes épaisses ;
- les démangeaisons perturbent le sommeil ;
- vous constatez en même temps une chute de cheveux anormale (voir notre article sur la chute de cheveux saisonnière).
Des plaques épaisses, bien délimitées, avec des squames argentées peuvent en effet évoquer un psoriasis du cuir chevelu, et des démangeaisons intenses chez l'enfant doivent faire penser aux poux ou à une teigne. Seul un professionnel peut faire la différence. Chez le nourrisson, les « croûtes de lait » relèvent d'un avis du pédiatre ou du pharmacien.
Enfin, pendant la grossesse ou l'allaitement, demandez conseil à votre pharmacien avant d'utiliser un shampoing médicamenteux.
En résumé : le bon réflexe contre les pellicules
Choisissez un shampoing antipelliculaire à l'actif reconnu, utilisez-le avec un vrai temps de pose 2 à 3 fois par semaine pendant quelques semaines, puis passez en entretien. Ménagez votre cuir chevelu entre deux lavages avec des produits doux. Et si rien ne s'améliore au bout d'un mois, ne multipliez pas les produits : consultez.
Questions fréquentes
Les pellicules font-elles tomber les cheveux ?
Non, les pellicules ne sont pas une cause directe de chute de cheveux. En revanche, se gratter fort et longtemps peut abîmer le cuir chevelu et casser des cheveux. Si vous constatez à la fois des pellicules et une chute importante, parlez-en à un médecin ou à un dermatologue : les deux phénomènes peuvent avoir des causes distinctes qu'il faut identifier séparément.
Faut-il se laver les cheveux moins souvent quand on a des pellicules ?
Pas forcément. Espacer les lavages laisse s'accumuler sébum et squames, ce qui entretient souvent les pellicules grasses. L'important est d'alterner un shampoing antipelliculaire, 2 à 3 fois par semaine au début, avec un shampoing doux les autres jours si vous vous lavez souvent les cheveux, en massant sans frotter et en rinçant bien.
Pourquoi les pellicules reviennent-elles après le traitement ?
Les pellicules sont un phénomène chronique qui évolue par poussées : l'hiver, le stress ou la fatigue favorisent souvent les rechutes. C'est pourquoi l'Assurance maladie conseille une phase d'entretien, avec un shampoing antipelliculaire une fois par semaine ou tous les 15 jours, après les premières semaines de traitement.
L'huile de coco ou l'huile d'olive sont-elles efficaces contre les pellicules ?
Aucune étude solide ne montre qu'elles traitent les pellicules. Elles peuvent adoucir un cuir chevelu très sec, mais sur des pellicules grasses ou une dermatite séborrhéique, un corps gras peut au contraire nourrir la levure Malassezia et aggraver les squames. Mieux vaut privilégier un shampoing aux actifs reconnus.
Quand faut-il consulter pour des pellicules ?
Consultez si les pellicules persistent après un mois de traitement bien conduit, si des plaques rouges apparaissent sur le visage (sourcils, ailes du nez, derrière les oreilles) ou ailleurs sur le corps, ou si les lésions deviennent suintantes, douloureuses ou croûteuses. Le médecin pourra proposer un traitement antifongique ou anti-inflammatoire adapté.
Sources
- Ameli — Pellicules et dermatite séborrhéique de l'adulte
- Ameli — Pellicules très nombreuses et dermatite séborrhéique débutante : que faire ?
- Ameli — Pellicules grasses et dermatite séborrhéique : causes et symptômes
- Ameli — Dermatite séborrhéique de l'adulte : diagnostic et traitement
- VIDAL — Recommandations : dermite séborrhéique de l'adolescent et de l'adulte
- Dermato-Info (Société française de dermatologie) — Tout savoir sur la dermite séborrhéique
Dernière vérification des sources : 27 septembre 2026.